Cela fait plusieurs mois que je lis du bien de cet ouvrage, sur les blogs, dans des magazines. Je l'ai vu plusieurs fois en magasin, je l'ai tourné, retourné... Je préfère toujours attendre la sortie en format poche car si je ne lisais que du grand format, mes finances ne pourraient pas suivre. Mais une fois n'est pas coutume et j'ai fait une exception pour ce très beau livre. En plus, j'aime beaucoup la couverture. 

41Aem3KqprL

4ème de couverture : "On n'a ni projets ni même le projet d'en avoir. Le plus gros engagement qu'on ait pris ensemble, c'était de se dire qu'on s'appellerait en fin de semaine. C'était quand même un mardi. On s'aime surtout à l'horizontale, et dans le noir, c'est le seul moment où on n'a plus peur de se faire peur, où on ose mélanger nos soufflés sans redouter que l'autre se dise que ça va peut-être un peu vite. C'est beaucoup plus que sexuel, c'est beaucoup moins qu'amoureux. C'est nos culs end deux chaises, c'est suffisant pour faire semblant de faire des bébés, pas pour en avoir." 

Avec un humour et une justesse remarquables, Un tout petit rien raconte l'histoire d'un choix. Le choix que ta une jeune femme enceinte de l'homme qui partage ses nuits, mais pas beaucoup plus. Un très joli roman, aussi intime qu'universel, sur le passage mouvementé d'une existence à une autre. 

Effectivement, c'est un très joli roman. Il est écrit comme le journal intime de cette jeune femme qui se retrouve enceinte alors qu'elle n'en avait pas le projet. On va vif avec elle la fuite du papa, les réactions de son entourage, et surtout les tergiversations qui vont mener sa vie pendant de longues semaines. Ce bébé qui n'était pas prévu et qui chamboule toute une existence, le droit à l'avortement, la liberté de faire des choix, le soutien de ses proches... 

Les chapitres, très courts, s'enchaînent sans qu'on y prenne garde. Le texte est très bien écrit et les mots très judicieusement choisis. On ne le lâche pas à tel point que je l'ai lu en une seule journée. 

244 pages