Voici enfin la chronique du livre qui m'a occupée pendant une très grosse partie de la journée pour le RAT de Printemps organisé le 19 mai dernier. Un livre très dense mais particulièrement intéressant. Il m'a donné envie d'aller à Rome et de visiter des musées.

512GZiTtmnL__SL500_AA300_4ème de couverture : La première femme peintre qui gagna sa liberté à la force de son pinceau. En 1611, à Rome, dans un atelier du quartier des artistes, la jeune Artemisia se bat avec fureur pour imposer son talent. Son adversaire le plus redoutable n'est autre que son père, son maître, le célèbre peintre Orazio Gentileschi. Il voudrait cacher au monde la sensualité et surtout le génie de sa fille. Mais la vie va bouleverser ses plans...

La première partie de ce roman se déroule à Rome et se concentre sur quelques années, marquées par le procès qui va opposer Artemisia, jeune fille peintre, et son père à un homme qui a abusé d'elle en lui promettant le mariage. L'accent est mis sur les valeurs morales qui régissent la soéciété, l'honneur de la famille, le rôle de la femme qui ne doit surtout pas être déshonorée. L'ambiance générale m'a fait penser aux Borgias, même si l'action se déroule un peu plus tard. On y retrouve la même soif de pouvoir parmi les puissants, et notamment l'entourage du Pape ; sauf que le point de vue est celui des artistes. Ils doivent s'assurer le mécénat de ces hommes qui s'appuient sur leurs richesses et possessions pour montrer leur puissance.

La deuxième partie m'a parût plus gaie, plus lumineuse. L'action navigue entre différentes villes d'Italie (Florence, Naples...) et Londres. Elle est aussi plus rapide car elle parcourt le reste de la vie des protagonistes, ne s'attardant que sur les moments forts et marquants. Même si le père et la fille sont séparés, le récit continue de les suivre et de marquer leur dualité, la manière dont ils se sont construits l'un par rapport à l'autre, comment leur art se complète. 

Le livre est enrichi d'illustrations d'une partie des tableaux qui sont nommés et surtout d'une énorme partie d'annexe qui explique le parcours de l'auteur et l'ensemble des documents consultés pour élaborer ce roman. On s'aperçoit que c'est très documenté et que l'auteur a réalisé une véritable enquête dans le passé.

525 pages hors annexes et bibliographie.